Proverbes et dictons algériens


voici quelques proverbes et dictons algériens

1- Châdda oua tzoul

Calamité qui finira bien par passer

2- Sâddek ya faâle elkhir

Bienheureux, le bienfaiteur

3- Zouadj saâ tadbirtou âm

Le mariage te lie pour la vie, avant de t’y engager, réfléchis bien!

4- Skatna lou, dkhal ba hmarou

Comme nous n’avions rien dit, monsieur s’est tout permis

5- Serr tnin ya ârfouh alfin

Secret de deux, bientôt secret pour personne

6-  Ziadate elkhir ma fiha ndama

Abondance des biens ne nuit jamais

7- Li aïnou fa rab’h l’âm twil

Celui qui veut faire de l’argent, l’année est longue

8- Li âdjbek rakhsou tarmi nassou

Celui qui te plaît son prix, tu jetes sa moitié

9- La dîn la mella

Ni foi ni loi

10-       Echib oua aîb

Veillard et vicelard

11- Sakran oua yaâref bab dharou

Complètement ivre mais il sait où se trouve sa maison

12- El ghaïb hedjtou maâh

L’absent a sa justification

13- El gharba karba

Le mal du pays

14- Aïnek mizanek

Ton oeil est ton seul élément d’appréciation

Source: http://proverbe.itgo.com/

La veille du Sénégal

Source: http://www.senegal-online.com

Bienvenue dans le Grand Sud, nouvelle région fantôme

Pas d’interdiction claire. Mais pas de visa non plus. Cette année encore, les touristes étrangers dans le Tassili et l’Ahaggar se comptent sur les doigts d’une main. Les agences sur place s’alarment de l’avenir des quelque 10 000 personnes qui vivent du tourisme dans la région. Les autorités, elles, refusent d’entrer dans ce débat.


«Depuis le début de l’année, seule une dizaine de touristes sont arrivés à Tamanrasset ! confie le responsable d’une agence touristique de la ville. Nous subissons d’une part la décision unilatérale des autorités de fermer l’accès à la plupart des sites de la région pour raisons de sécurité. Et d’autre part, le refus des consulats algériens de délivrer des visas aux touristes étrangers désirant se rendre dans le Sud. Cela montre clairement la décision des autorités de vouloir tuer le tourisme d’aventure, pratiqué ici depuis vingt ans…» Boutiques d’artisanat désertées, campings vides, commerçants désœuvrés…

A Tamanrasset, cet hiver comme celui d’avant, il manque des touristes dans le décor. Et hier, les membres de l’Association des agences de voyages et de tourisme de Tamanrasset ont décidé de médiatiser leur dramatique situation. Au cours d’une conférence de presse, une «motion de sinistre» a été rédigée et transmise au directeur du tourisme, au wali et au ministre du Tourisme. Car l’avenir de leur activité est en danger et avec celui de 8000 à 10000 personnes – soit environ 10% de la population locale – qui vivent essentiellement des revenus du tourisme. Depuis deux ans (voir chronologie ci-contre), la plupart des agences de la wilaya puisent dans leurs fonds propres pour ne pas mettre la clé sous le paillasson. Cette année encore, elles s’attendent à revivre une nouvelle saison touristique catastrophique car les premiers chiffres en leur possession ne laissent rien présager de bon.



Parade

Depuis deux ans, le nombre de touristes a connu une chute inexorable. Estimé à plus de 4000 en 2009, le chiffre aurait chuté de moitié en 2010 pour atteindre les 1400 en 2011. Face à cette situation, les agences de tourisme dénoncent le blocage des visas aux étrangers. «Il n’y a pas de restriction sur le mouvement des touristes étrangers au sud du pays, a pourtant déclaré le ministre, Smaïl Mimoune, en décembre dernier. Mais les agences de voyages qui les accueillent sont tenues d’informer les services de sécurité sur les itinéraires à suivre pour éviter de tomber entre les mains des groupes terroristes d’Al Qaîda.» Puis, le 14 décembre dernier, les autorités ont procédé à un rétropédalage et ont annoncé de nouvelles mesures qui laissaient entrevoir une petite lueur d’espoir pour les professionnels du secteur.

«On nous demande maintenant de déposer quinze jours avant la date fixée une demande dans laquelle il doit bien être spécifié le parcours emprunté durant le circuit, confie Azzi Addi, président de l’Association des agences de voyages et de tourisme de Tamanrasset. Puis cette demande est directement remise à la direction du tourisme, qui la transmet à la wilaya, ensuite aux autorités militaires, au ministère de l’Intérieur et enfin aux Affaires étrangères pour qu’ensuite le visa soit retiré dans le consulat de résidence du demandeur.» Cette nouvelle procédure permettrait en fait aux autorités de continuer à entraver le tourisme sans que l’Algérie passe pour un pays fermé. «Alors c’est vrai, ils ne refusent plus les visas pour venir ici, explique le propriétaire d’une auberge qui a requis l’anonymat. Ils ont trouvé la parade. Les Algériens accordent le visa après la date prévue pour le début du circuit. Ce qui oblige le touriste à annuler son séjour dans le Sud et aux tours opérateurs, de payer les frais d’annulation.»

«Double peine»

A Tamanrasset, la décision de fermeture des sites s’explique très clairement : elle est directement liée à la crainte des autorités militaires de devoir faire face à un nouveau kidnapping mené par AQMI, qui s’est spécialisée dans l’enlèvement de touristes depuis les millions d’euros qu’elle aurait obtenue pour la libération de 32 d’entre eux, kidnappés en 2003. «Nos problèmes ont commencé après cette affaire et se sont accentués avec la disparition mystérieuse de la touriste italienne dans le sud de Djanet en février 2011, confie Mohamed Bey Ahmed Benmalek, patron de l’agence Emener (guide en touareg, ndlr). Depuis ces deux rapts, les autorités militaires ont par mesure de précaution préféré tout cadenasser pour ne prendre aucun risque.» Cette décision algérienne avait été suivie par celle de l’Etat français qui avait interdit à ses ressortissants de se rendre dans cette région.

«C’est la double peine, commente, amer, Sofiane, jeune propriétaire d’une agence de tourisme. Nous continuons à en payer encore aujourd’hui les conséquences. Car la décision des autorités françaises a été très suivie par les autres ressortissants de la communauté européenne.» Chez Point Afrique, important tour opérateur vers le Sud algérien, le communiqué du Quai d’Orsay a beaucoup contribué à faire chuter les demandes d’inscription vers Tamanrasset. «Depuis deux ans, nous ne proposons plus de circuit vers le Sud parce que la demande est trop faible, a confirmé une responsable du tour opérateur, jointe par téléphone. Nous n’arrivons plus à faire le plein de passagers…» Pour Andréa Bahmann, chef de produit chez Hauser Exkursion, un important tour opérateur allemand, le comportement des autorités algériennes est «incompréhensible». L’agence, qui pouvait encore, il y a quelques années de cela, transférer 300 touristes, ne prévoit cette année que le déplacement d’une centaine d’entre eux. Mme Hauser pointe du doigt toutes les entraves auxquelles l’agence et le client doivent faire face pour obtenir un visa.

Fichier régional

«Nos clients nous disent maintenant qu’ils ont le sentiment que l’Algérie ne veut pas d’eux. Je ne comprends pas comment avec la crise libyenne, les autorités algériennes ne tentent pas de saisir cette chance pour récupérer les touristes qui ne peuvent plus aller en Libye ou en Syrie.» Coincée par ses frontières avec la Libye, le Mali et le Niger, Tamanrasset subit les bouleversements que connaît la région. Otages de cette situation, les professionnels du tourisme en subissent les répercussions de plein fouet. «Les agences de tourisme semblent être les otages d’événements géostratégiques dont elles sont les premières victimes, reconnaît un cadre du ministère du Tourisme. Tant que la frontière avec la Libye n’est pas entièrement sécurisée, on ne leur permettra pas de reprendre leurs activités.»

La psychose de l’enlèvement a poussé les autorités à demander dernièrement aux agences de leur communiquer les renseignements sur le personnel qu’ils emploient pour constituer un fichier régional. «Certains employés ont été complices de kidnapping qui ont eu lieu, justifie le wali de Tamanrasset. Il faut que les autorités procèdent à des enquêtes pour circonscrire le risque.» Mises devant le fait accompli, les agences jouent la carte de l’apaisement. Consciente de la situation qui prévaut aux frontières, elles veulent être considérées comme des acteurs à part entière et estiment mériter un peu plus de considération. «On ne nous a jamais dit que les sites étaient interdits pour des raisons de sécurité ! révèle avec dépit le président de l’Association des agences de voyages de Tamanrasset. On ne l’a appris qu’à la suite d’un article dans un quotidien. C’est quand même aberrant que les premiers concernés par cette décision n’en soient même pas informés !»

Avec ses collègues, ils réclament maintenant un écrit officiel qui leur permettrait, auprès des tours opérateurs étrangers avec qui ils sont sous contrat, de justifier l’arrêt des circuits dans la région. Le wali de Tamanrasset, Saïd Meziane, reste sourd à leur demande. «Pourquoi leur remettre un écrit ? s’interroge-t-il. Tous les tours opérateurs savent que le tourisme saharien est fortement décommandé pour certains circuits. Ils n’ont pas besoin d’un papier pour justifier cela…»  En plus des ambiguïtés de l’Etat, les professionnels dénoncent une aberration : les sites touristiques interdits aux étrangers ne le sont pas pour… les Algériens !

«Argus du kidnapping»

Et ils se demandent malicieusement si pour AQMI, les touristes algériens sont mal appréciés à «l’argus du kidnapping». «C’est vrai qu’il y a moins de risques quand le touriste a la tête d’un Algérien, justifie le wali de Tamanrasset. En revanche, une tête blonde est rapidement repérée dans la région et devient une cible potentielle pour les kidnappeurs.» Face à une situation qui risque de perdurer dans la région, les autorités ressortent des cartons une énième nouvelle politique touristique. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, vient d’annoncer, en décembre dernier, la construction de nouvelles infrastructures haut de gamme en direction d’une clientèle locale.

Ces nouvelles annonces laissent sceptiques les professionnels du tourisme qui rappellent les spécificités de ce tourisme et le coût élevé de ce genre d’aventure qui mobilise, pour chaque circuit, une centaine de personnes : guides, artisans, chameliers, bouchers… «Ils n’ont pas été capables de développer le tourisme balnéaire, maintenant ils pensent pouvoir le faire dans le Sud, affirment, dépités, les membres de l’Association des agences de voyages. Malgré tout, nous voulons que les autorités sachent que cette nouvelle politique touristique ne se fera pas sans nous. Nous voulons être partie prenante dorénavant dans les décisions qui seront prises.»

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Mohamed Bey Ahmed Benmalek, l’incontournable «guide» :

Ne dites surtout pas à Bey Ahmed qu’il est très grand. D’abord, c’est une évidence quand on mesure plus de 1,90m. Ensuite, il a dû subir, tout petit, les railleries de ses copains, obligés de tendre le cou pour lui adresser la parole. Ce matin, il porte la tenue traditionnelle des Touareg et affiche un air inquiet. Assis à son bureau, il relit une nouvelle fois l’allocution qu’il doit prononcer dans le local de l’Association des agences de voyages et de tourisme de Tamanrasset, dont il est membre. Il va soupeser chaque mot et biffer ceux qui pourraient porter préjudice à l’association. Ne jamais tenir des propos qu’on pourrait regretter plus tard, telle est la devise de Bey «le prévoyant».

Changement de décor. Un restaurant dans le centre de Tam. Attablé devant un plat africain, le maïnama (viande d’agneau grillée servie avec des épices), Bey pose sur son interlocuteur des yeux scrutateurs. La voix est douce et le propos direct. Mohamed Bey Ahmed Benmalek, l’Homme bleu, veut bien qu’on lui dresse son portrait mais prend soin de ne jamais trop se dévoiler. Une autre devise de Bey, «le secret».

Paix sociale

Pour l’état civil, Bey est né en 1965. Enfant d’un père arabo-berbère et d’une mère touareg. Il est issu d’une famille très influente dans la région de Tamanrasset. A la maison, on parlait arabe et tamasheq. Le français est venu plus tard. Il l’a appris à l’école. Diplômé en 1995 en géologie, il a d’abord occupé un poste au sein du Commissariat à l’énergie atomique, puis, en 2000, lance avec un associé une agence de tourisme. En 2001, il décide de voler de ses propres ailes et crée l’agence Emener (qui signifie «guide» en targui, ndlr). Depuis cette date, il est devenu un personnage incontournable dans le tourisme local. Nouvelles salves de questions. Bey se débride quelque peu et consent à entrouvrir une petite partie de sa vie. Non, il n’a jamais eu à subir le rejet de ses copains de fac du fait de sa couleur de peau, mais ils lui ont fait ressentir qu’il était différent.

«J’avais l’impression de venir d’une autre planète. En plus, ce qui était dingue, c’est qu’ils ne savaient même pas où Tamanrasset se trouve. C’est peut-être à ce moment-là que j’ai compris qu’il fallait aider ma ville à être connue.» Le tourisme, il y est venu par conviction. Par la nécessité de faire quelque chose de vital pour la ville. Il lui fallait prouver aux «gens du Nord», qu’il était capable de lancer une entreprise viable. Aujourd’hui, il emploie une centaine de personnes entre Tamanrasset et Djanet. L’avenir ? Pas réjouissant, il l’admet. «D’autant qu’ici, le tourisme maintient la paix sociale…»

Il a dit

Smaïl Mimoune : Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Smaïl Mimoune, a annoncé, samedi dernier à Tindouf, la création prochaine, dans le Grand Sud algérien, d’une école destinée à la formation dans le domaine touristique. «Au regard de la nécessité de ce type de structures, la création de cette école de formation a été projetée dans la wilaya d’Adrar», a indiqué le ministre lors d’une visite d’inspection de certaines structures relevant de son secteur à Tindouf. Cette future école contribuera à la formation des jeunes en mesure de couvrir les besoins en la matière, en encadrement et en main-d’œuvre spécialisée, et promouvoir les activités de cet important secteur, a soutenu le ministre.

Sous l’ autorisation de Salim Mesbah

Source: El Watan du 27 Janvier 2012

Cuisine et boissons en Libye

Si vous voyagez léger et en petit groupe, préférez toujours déjeuner ou dîner dans des restaurants privés. Les relais-routiers proposent en général de bonnes grillades. À Tripoli, Benghazi et sur les villes de la côte, vous trouverez d’excellents restaurants de poisson. En revanche, les restaurants des hôtels d’État servent une cuisine internationale sans intérêt.

Cuisine

En Libye, la plupart des restaurants privés sont tenus par des étrangers : syriens, libanais, tunisiens, marocains, turcs… La cuisine libyenne s’accommode souvent de quelques accents en provenance du pays natal de celui qui œuvre en cuisine. Savant assemblage de spécialités arabes et de plats méditerranéens à dominante italienne, la cuisine libyenne n’en demeure pas moins excellente.

La « pasta », héritage de l’occupation italienne, est servie à toutes les sauces et en maintes occasions.
En principe, un repas libyen commence toujours par la chorba traditionnelle, une soupe très épicée à base de tomate. Vient ensuite une viande (poulet, mouton, voire dromadaire dans le Sud, plus rarement du bœuf), avec du riz ou des pommes de terre.
Pas de fromage, mais de bons desserts, souvent assez sucrés et des fruits : dattes, oranges, grenades. La fin du repas étant ponctuée par un « espresso » ou un thé à la menthe.

Bien que ressemblant à la cuisine maghrébine, la cuisine libyenne possède ses propres spécialités, comme le bazin, servi à l’occasion des grandes fêtes de famille, une pâte dure, variante du couscous traditionnel à base de farine d’orge et servie avec une sauce à la viande et aux légumes.
Le ousban est une large saucisse d’abats de mouton mélangés à du riz, généreusement persillée et préparée dans un boyau de mouton.
Les pâtes rouchda sont des pâtes très fines, cuites en sauce à base de cannelle et de safran et servies avec des légumineuses : lentilles, poix chiches.
Plat familial par excellence, la batata mubatana, littéralement la patate farcie, est une pomme de terre farcie avec de la viande hachée très épicée et recouverte d’un mélange d’œuf mimosa et de chapelure. Autre plat traditionnel, le ftat, un feuilleté de pâte servi avec un mélange de lentilles et de viande hachée.
Toute la pâtisserie arabe à base de figue, miel et pâte d’amande figure aussi à la carte.

Boissons

En Libye, la consommation d’alcool est strictement interdite. Les Libyens ont beau importer toutes sortes de sodas, bières sans alcool et autres boissons sucrées, à part l’eau minérale, rien de bien folichon pour accompagner la cuisine.
Dans les villes du Nord, on arrive à trouver d’excellents cafés (de type cafés turcs, servis forts) et de non moins délicieux capuccinos.
Dans le Sud en revanche, c’est le thé vert qui fait loi. On dit des trois thés traditionnels qu’ils sont « amers comme la vie, forts comme l’amour, suaves comme la mort ». Votre guide touareg ne manquera pas de vous en proposer !

Source:http://www.routard.com

Le parc national Kruger

Le Parc national Kruger (Kruger National Park) est la plus grande réserve animalière d’Afrique du Sud. Il couvre plus de 20 000 km2, est long de 350 km du nord au sud et large de 60 km d’est en ouest.

Le parc est situé dans le nord-est du pays, dans l’est du Transvaal. Il est bordé à l’ouest et au sud par les provinces du Limpopo et du Mpumalanga, au nord par le Zimbabwe, et à l’est par le Mozambique. Il couvre la plus grande partie du bas Veld oriental.

Le parc Kruger est aujourd’hui regroupé avec le parc national Gonarezhou au Zimbabwe et avec le Parc national Limpopo au Mozambique dans le grand parc transfrontalier du Limpopo.

Le Parc national Kruger est divisé en 6 écosystèmes de 1982 espèces de plantes.

Historique

La présence humaine dans ce secteur date de -1 500 000 années. La présence du peuple San est avérée depuis -100 000 années. C’est seulement en l’an 200 de notre ère que les premiers ngunis (noirs) migrèrent du nord dans cette région et expulsèrent les San. En 800, les Arabes commencèrent leurs premiers raids à la recherche d’esclaves à partir des ports de l’île de Moçambique.

Les premiers européens à avoir exploré la région sont les Néerlandais. François de Cuiper, y mena une expédition en 1725 à partir de la colonie du Cap.

Vers 1838, lors du Grand Trek, les Voortrekkers Louis Trichardt et Hans van Rensburg explorent la région.

En 1845, João Albasini, un italien âgé de 18 ans, est le premier européen à s’installer, près de ce qui s’appelle aujourd’hui Pretoriuskop. Des routes furent également établies reliant la république du Transvaal à la baie de Delagoa (aujourd’hui Maputo).

De l’or fut découvert en 1873 à Pilgrim’s Rest et en 1881 à Barberton créant une ruée vers l’or, malgré les lions, la malaria et les crocodiles. À cette époque débute le déclin de la faune animale de l’est du Transvaal.

En 1896, sous l’impulsion du président Paul Kruger, le parlement du Transvaal approuva le principe d’une petite réserve animale près de la rivière Sabie.

En 1898, le Sabie Game Reserve était créée.

Après la Seconde Guerre des Boers, en 1902, le major James Stevenson-Hamilton fut nommé en tant que premier gardien de la réserve. Quelques mois plus tard, la réserve s’agrandissait, augmentée des zones comprises entre la rivière Sabie et la rivière Olifants.

En 1903, la zone nord fut érigée en zone protégée contre les chasseurs sous le nom de Singwitsi Game Reserve incluant un triangle de terre entre les rivières Luvuvhu et Limpopo où se rencontrent les frontières du Mozambique, d’Afrique du Sud et de Rhodésie du sud (future Zimbabwe).

Stevenson-Hamilton fit expulser des zones protégées toutes les tribus qui y vivaient et fit procéder à une renaissance de la faune qui avait été décimée par les chasses ou les épidémies. Dans le même temps, il fit chasser tous les prédateurs pour réintroduire les antilopes.

En 1912, une ligne de chemin de fer traversa la réserve, y amenant les premiers touristes.

En 1926, toutes les réserves sont regroupées dans le premier parc national d’Afrique du Sud qui reçoit le nom de Paul Kruger, à l’origine de la toute première d’entre elles.

En 1926, le parc national Kruger est ouvert au public.

En 1935, plus de 26 000 personnes visitent le parc (autour d’un million dans les années 2000).

Les lions étant la principale attraction du parc, Stevenson-Hamilton fit arrêter la chasse aux prédateurs.

En 1946, le lieutenant colonel Stevenson-Hamilton prenait sa retraite. Il est mort en 1957.

Dans les années 60, des étangs artificiels furent créés pour la faune.

En 1991, Robbie Robinson devint le nouveau chef exécutif du South African National Parks Board et eu la charge d’assurer la transition du parc dans la nouvelle Afrique du Sud débarrassée de l’apartheid. Il fit abattre les clôtures qui délimitaient le parc des réserves privées qui le jouxtent, permettant la libre circulation de la faune animale.

En 1998, David Mabunda devient le premier directeur noir du parc national Kruger et est maintenant le chef exécutif du South African National Parks Board.

En 2003, des membres du South African National Parks Board n’hésitent pas à déclarer publiquement leur souhait de rebaptiser le parc du nom de Nelson Mandela. Certains disent qu’à brève échéance, ce sera le nouveau nom du parc. La même année, le comité administratif du South African National Parks Board demande que la statue de Paul Kruger qui jouxte le parc soit déboulonnée tout comme les bustes de Kruger et de Stevenson-Hamilton situés à l’intérieur du parc au camp de Skukuza. La décision est ajournée suite au tollé provoqué dans la population afrikaner.

Oiseaux

On trouve également plus de 517 espèces d’oiseaux dont 253 sont résidents. On trouve une grande variété d’oiseaux divers, dont beaucoup ne sont présents que dans ce parc en Afrique du Sud.

Autruche, Pintades, Francolins, Canards, Cigognes, Hérons, Rapaces, Pigeons, Perroquets, Martin-pêcheurs, Guêpiers, Rolliers, Pics, Laniidae, Drongos, Bulbuls, Tisserins, Alouettes, Merle métallique.

Mammifères  

Les cinq grands animaux regroupés sous le vocable Big Five (les plus recherchés par les chasseurs et aujourd’hui par les touristes) – lions, éléphants, léopards, rhinocéros et buffles – se trouvent en abondance à Kruger. On y dénombre 147 espèces de mammifères en 2004 dont à peu près 1 500 lions, 1 000 léopards, 200 guépards, 350 lycaons, 2 000 hyènes, 11 670 éléphants d’Afrique, 5 000 rhinocéros blancs, 350 rhinocéros noirs, 32 000 zèbres, 3 000 hippopotames, 3 800 phacochères, 9 000 girafes, 25 150 buffles d’Afrique, 300 élands, 550 antilopes des sables, 5 000 grands koudous, 150 000 impalas…

Depuis 1989, le parc n’abat plus les éléphants en surnombre mais tente de procéder à des délocalisations vers d’autres parcs. En 2004, la population d’éléphants a atteint cependant 11 670 individus alors que le parc Kruger n’est prévu que pour 8 000 éléphants. La contraception animale est utilisée depuis 1995.

Le Kruger National Park détient plus de 48 tonnes d’ivoire et est autorisé à en vendre 30 tonnes.

Reptiles, poissons et amphibiens

Il y a 119 espèces de reptiles dans le parc (dont 5 000 crocodiles du Nil), 52 espèces de poissons et 35 espèces d’amphibiens.

Tourisme

Le Kruger National Park dispose de 21 camps, de 7 lodges privées en concessions et de 11 autres lodges privées.

21 Camps de repos :

  • Balule : Situé au sud de la rivière Olifants
  • Bateleur
  • Berg-en-Dal : ouvert en 1984 au sud du parc près d’un site préhistorique.
  • Biyamiti Bushveld camp
  • Crocodile Bridge : ouvert en 1930 près de la rivière Crocodile.
  • Letaba : sur les rives de la rivière Letaba.
  • Lower Sabie : situé sur un barrage de la Sabie River.
  • Malelane : un des plus petits camps.
  • Maroela : avec vue sur la rivière Timbavati.
  • Mopani : ouvert en 1989 près du barrage des Pioneers.
  • Olifants : avec vue sur la rivière Olifants.
  • Orpen
  • Pretoriuskop : nommé en hommage à Willem Pretorius, fils d’Andries Pretorius. Camp le plus à l’ouest, le plus élevé et le moins chaud du parc.
  • Punda Maria : bâti en 1919, converti en camp de repos en 1933.
  • Satara : appelé ainsi par un pionnier indien au XIXe siècle, signifie 17 en hindi (satra).
  • Sirheni : en amont du barrage Sirheni
  • Shimuwini Bushveld Camp
  • Shingwedzi
  • Skukuza : fondé en 1902, capitale du Kruger park, situé sur la rive sud de la rivière Sabie River avec des logements pour un millier de visiteurs et un golf de 9 trous. Appelée à l’origine Sabie Bridge, rebaptisé en 1936 du nom shangaan de Stevenson-Hamilton, Skukuza.
  • Talamati
  • Tamboti Tented Camp : situé dans une forêt près de la rivière Timbavati.

Source:

  • http://www.tripadvisor.fr
  • http://www. Wikipédia.org

l’opposition et le pouvoir toujours à couteaux tirés autour du cadre de dialogue (SYNTHESE)

CONAKRY – Les travaux du dialogue inclusif se poursuivent à Conakry, capitale guinéenne, en l’ absence de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, qui réclament un “dialogue bipartite”, entre le gouvernement et sa mouvance, d’une part, et l’opposition, de l’ autre.

Le comité de facilitation avait dû suspendre récemment les travaux, pour procéder à des consultations avec l’ADP et le Collectif, en vue de recenser les nouvelles revendications posées par l’opposition à une participation à ce dialogue destiné à sortir le pays de la crise.

Au lendemain de cette rencontre avec l’ADP et le collectif, le comité de facilitation dirigé par Monseigneur Albert Gomez, a été reçu par le président Alpha Condé, à qui il a fait le compte-rendu des obstacles qui risquent d’entacher ”la bonne de cette concertation”.

Il s’est avéré que le chef de l’Etat guinéen était pour un dialogue inclusif, dont aucune entité ne devait “être exclue”. C’ est ainsi que lundi dernier les travaux ont de nouveau démarré, sans que l’ADP et le Collectif ne fassent acte de présence.

Dans une déclaration rendue publique ce samedi, l’ADP et le Collectif déplorent “la prolongation” de la transition, dont les conséquences pour la Guinée comprennent, selon eux, “le retard dans la mise en place des institutions nationales (Assemblée nationale, Cour constitutionnelle, Cour des comptes et Institutions nationales des droits humains, etc.), l’aggravation des tensions sociales et politiques, et le blocage des financements et investissements extérieurs”.

L’opposition s’en prend même au comité de facilitation en faisant cas d’”un manque d’indépendance manifeste du dit comité dans la conduite du dialogue, de la démission d’un membre du comité de médiation sans que les parties intéressées par le dialogue n’en soient informées des raisons et des démarches unilatérales et solitaires du Président du comité de médiation auprès des autorités”.

Le pouvoir, pour sa part, ne cesse d’appeler l’opposition à faire preuve de ”patriotisme” pour venir à la table du dialogue. Et Monseigneur Albert Gomez, le président du comité se dit prêt à poursuivre les démarches auprès de l’ADP et du collectif, en vue de les ramener à de meilleurs sentiments.

C’est le moment que choisit le Front d’union pour la démocratie et le progrès (FDP), une coalition de partis politiques et de mouvements associatifs, dirigé par Mamadou Bah Baadikko, président de l’Union des forces démocratiques (UFD), pour “confirmer sa participation au dialogue politique en tant qu’une des composantes de l’opposition”. Et à ce titre, les représentants du FDP disent vouloir occuper “deux des cinq sièges réservés à l’opposition. Sans toutefois, prétendre représenter toute l’opposition guinéenne, car n’ayant pour cela aucun mandat”.

Source:Xinhua

Et si les Français aimaient les Africains

Et un… et deux… et trois: le podium des Français préférés des Français est africain. Arbre qui cache la désertification?

Pas besoin de discrimination positive, manifestement, pour promouvoir, dans le cœur des Français, la diversité. Et singulièrement l’africanité. Le 1er janvier dernier, le Journal du Dimanche dévoilait son palmarès des personnalités préférées de l’Hexagone. Sur le podium, par ordre de préférence: Yannick Noah, Zinédine Zidane et Omar Sy. Le premier est Camerounais par son père et a vécu à Yaoundé. Le second a des parents originaires de petite Kabylie dans la wilaya (préfecture) de Béjaïa en Algérie. Le troisième est née d’une femme de ménage d’origine mauritanienne et d’un Sénégalais ouvrier dans une usine de pièces automobiles.

Miraculeux ambassadeur de la ville de Bergues

La cinquième position du classement est tenue par l’humoriste franco-marocain Gad Elmaleh. À la septième place, se trouve son double compatriote, l’acteur et producteur Jamel Debbouze. Juste derrière lui, en huitième position: un fils de Kabyle, Dany Boon –de son vrai Daniel Hamidou–, pourtant incarnation du mangeur de maroilles –fromage on ne peut plus franchouillard– et miraculeux ambassadeur de la ville de Bergues, ville du Nord-Pas-de-Calais.

C’est peut-être aujourd’hui que ce concept de classement imaginé dans les années 80, porte les fruits de ces années-là. Ceux des grands mouvements anti-racistes incarnés par l’association SOS-racisme et sa célèbre campagne «Touche pas à mon pote». En 2012, Jamel, Zinédine et Omar sont «statistiquement» les potes du Français moyen et, censément, d’un grand nombre des Français «de souche».

Durant les années Mitterrand, le militantisme permettaient à des couleurs de peaux bigarrées d’effleurer, dans les manifs et les concerts, les épidermes encore bien monocolores d’un show-business généreux. Aujourd’hui, la graine semble avoir germé autant dans l’esprit des couches populaires que dans le volontarisme de quelques anti-racistes acharnés.

S’agit-il d’un camouflet pour le gouvernement actuel qui invita, il y a peu, à une réflexion incongrue sur l’identité nationale, avant d’organiser un durcissement des conditions d’accès au territoire français? Le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, pouvait déjà souligner les origines hongroises de son parrain politique pour dédouaner son courant idéologique de tout relent xénophobe.

Il pourrait, maintenant, brandir le classement du JDD pour tenter de clore le débat sur une éventuelle résurgence du racisme dans la population française. Il aura beau jeu de réaffirmer que ses traques policières et douanières sont moins orientées vers les «basanés» que vers les saprophytes, tous teints confondus, qui tentent de vivre discrètement et passivement dans l’organisme national.

Et pourtant. Pas sûr que les élus du JDD aient envie, via l’onction populaire, de servir d’alibi au régime en place. Celui qui tient la première place du classement depuis plusieurs années -moitié tennisman, moitié chanteur, entièrement camerounais, entièrement français-, affirmait, en son temps, sa volonté de quitter la France si Nicolas Sarkozy accédait à la magistrature suprême. De même, les médias et l’opinion se sont perdus en conjectures lorsque le numéro trois du palmarès a fait faux-bond au président de la République. Peu importe la véritable raison de l’absence d’Omar Sy à la célébration présidentielle du succès d’“Intouchables”, le film d’Eric Toledano et Olivier Nakache. Ce sont les commentaires qu’elle suscita qui révèle le malaise plus que supposé entre le locataire actuel de l’Elysée et les Français issus de l’immigration africaine.

Triomphe des minorités raciales

En accusant Sy et Sarkozy d’intolérance réciproque, les rumeurs ont-elles mouché des nez qui n’étaient pas morveux? Peut-être. Peut-être aussi, dans le même esprit, l’accroche de l’article que vous avez sous les yeux, est-elle moins propice à fanfaronner autour du triomphe des minorités raciales qu’à tirer à nouveau les esprits vers une classification discriminatoire superflue. Pourquoi ramener ces trois personnalités françaises à leur africanité? Et, d’ailleurs, sont-ils si africains? «Saga africa», la chanson de Noah, n’est-elle pas une mauvaise caricature de chanson africaine? Parmi les œuvres francophones importées sur le continent noir, celle de l’ancien sportif, d’ailleurs, fait moins recette que celles de Nana Mouskouri ou de Francis Cabrel. Le personnage de Doudou (Africain qui martyrise la chanson française) incarné par Omar Sy dans le «Service après-vente» de Canal +, fait-il rire les privilégiés abonnés, en Afrique, à la chaîne cryptée? Pas sûr. Quoi que…

Ce podium est d’abord celui des performances

Il n’en reste pas moins Qu’Omar Sy, même né à Trappes, dans les Yvelines, aurait été élevé avec une bonne dose de traditions peules. Et qu’il est «africain» dans l’œil des Français sondés par le JDD. Qu’Omar Sy soit ou non l’un des Français préférés des Africains d’Afrique est une autre question.

Le mot «préféré» qui sous-tend le sondage du Journal du dimanche renvoie avant tout à la dimension émotive de la perception que l’on a de telle ou telle personnalité. Il ne faudrait pas charger les choix des Français interrogés d’un sens politique excessif ou d’une réflexion identitaire trop lourde. Ni d’un intellectualisme grandement absent. Il ne s’agit guère d’un jugement, mais plutôt d’une réaction affective.

Avant d’être celui d’une origine, ce podium est d’abord celui des performances: un trophée de Roland-Garros, un concert au Stade de France, une Coupe du monde de football ou un record de fréquentation dans les salles de cinéma. Il est également celui de la jovialité ou de la modestie, voire de la “beaugossitude”. Que Simone Veil (en quatrième position) admette que ce podium est aussi celui des abdominaux, Omar Sy ayant reconnu avoir fait de la musculature avant le tournage de son film.

L’exception intrinsèque à ce palmarès d’exemplarité n’autorise pas la célébration d’une amélioration démontrée de la situation économique et relationnelle des Français d’origine africaine. La préférence des personnes interrogées est une banale réaction au fascinant succès de personnalités “people”. Il n’y a qu’en linguistique que l’exception confirme la règle. Et la visible africanité du résultat du sondage du JDD rappelle, aussi, que les success stories françaises d’originaires africaines restent essentiellement cantonnées aux disciplines sportives et artistiques.

L’arbre “entertainment” cache-t-il la forêt de la misère sociale de bons nombres des peaux basanées qui ne se sentent toujours pas des “Blancs comme les autres”? Le teint dominant de quelque palmarès de députés ou de patrons de grandes entreprises serait-il le même que celui de la couverture du JDD? La chanteuse Juliette lisait dans ce récent sondage que le racisme est aujourd’hui moins “épidermique” que social. Et que, malheureusement, cela revenait quasiment au même, les minorités visibles restant, en moyenne, plus pauvres que l’ensemble de la population. Un Top 50 n’a pas vocation à dépeindre des moyennes…

Lecture artificielle pour lecture artificielle, on risquerait de voir dans ce sondage la confirmation d’un racisme anti-blanc que certains dénoncent. François Cluzet partage brillamment l’affiche d’“Intouchables” avec Omar Sy. Il n’est que 44e dans le JDD…

Source: Slat.fr

Voyage à Casablanca

Malgré son nom mythique, bien peu de touriste s’aventurent à Casablanca. La capitale économique du pays ne possède, a priori, aucun de ces monuments qui charment le visiteur. Elle semble trop moderne, trop bourdonnante.

Symbole du Maroc actuel, c’ est ici que s’écrit une partie de l’avenir du royaume. Mais ce rôle de métropole du futur, Casablanca l’a toujours eu. Dans les années vingt , la ville blanche fut un formidable laboratoire d’urbanisme. Elle garde de cette époque l’un des plus beaux ensembles d’architecture Art déco que l’on puisse découvrir. Il suffit de lever les yeux pour apercevoir une coupole ornée de frises, ou un jeu aérien de colonnades. Dans le centre, le quartier d’Anfa, sur la corniche ou dans la médina des Habbous, la ville témoigne de ces rêves d’architectes.

Casablanca, ville consumériste entre toutes, s’est ornée de par la volonté de son roi d’un phare pour les croyant. La mosquée Hassan II, conçue par un architecte français, ne laisse la présence par la taille qu’à la Mecque, mais le raffinement de son intérieur la place au tout premier rang des grandes réalisations du monde musulman.

Découvrir Casablanca.

les promenades

1-le centre ville. les amateur d’architecture Art déco y découvriront l’un des plus beaux ensembles des années 20. La médina, qui constitue la fin de cette promenade, présente peu d’intérêt et l’ambiance n’y est pas toujours très plaisante.

2-la corniche. Apres la visite de la mosquée Hassan II, on découvrira le coté balnéaire de la ville avec ses cafés au bord de l’océan, ainsi que l’étrange marabout de Sidi Abd er Rahman avant de revenir par Anfa, le quartier résidentiel.

3-vers le quartier des Habous. Cette promenade vers un quartier créé de toutes pièces dans les années 20 séduira les amateurs d’architecture et d’urbanisme.

Vivre Casablanca.

Casablanca est bruyante. A peine le feu est il au vert que toutes les voitures klaxonnent. La circulation y est d’ailleurs particulièrement dangereuse. Mais Casablanca est aussi une ville moderne et dynamique fort éloignée des clichés traditionnels du Maroc.

Casablanca mode d’emploi.

le centre, qui d’articule autour des places Mohammed V et des Nations unies, se visite à pied. Les autres promenades nécessitent l’utilisation d’un véhicule. Automobilistes et piétons, méfiez-vous de la circulation. On évitera, par exemple, les démarrages intempestifs aux feux verts, un feu rouge étant loin de vous prémunir d’un bus arrivant à toute vitesse.

Programme.

Un jour peut suffire pour avoir un bon aperçu de la ville. Mais les amateurs d’architecture y passeront avec plaisir un jour de plus.

1er jour. La matinée sera consacrée à la visite du centre ville puis de la mosquée Hasan II . On se rendra ensuite à la corniche ( Ain Daib), où l’on pourra voir le marabout de Sidi Abd er Rahman ( environ 3 km après Ain Diab). Retour par le quartier d’Anfa.

2e jour. Le matin, visite du quartier excentré des Habbous. puis déjeuner au port avant de poursuivre par l’ancienne médina et une visite approfondie du centre-ville.

Casablanca dans l’histoire.

Anfa. Ce site, aujourd’hui quartier résidentiel à l’ouest de la ville, semble avoir été connu des Phéniciens dès le VI. il a pu être habité à une époque bien anterior, comme en témoignent plusieurs vestiges d’industrie paléolithique et l’ “homme de Casablanca”, découvert en 1955 dans la carrière de Sidi Abd er Rahman.

Le site prend le nom d’anfa avce l’occupation arabe devient la capitale du royaume berbère des Berghouta, d’obédience Kharidjites. Au XII le royaume est conquis par le sultan almohade Abd el Mou’men. Il conserve ses fonctions portuaires. El Idrissi géographe de Roger III de Sicile, cite Anfa comme escale de chargement de fret céréalier.

Des corsaire sur les côte portugaises. Petite ville prospère, Anfa possède au XV. une flotte corsaire qui porte ka course sur les mers européennes, en particulier à Cadix et sur les côte portugaises. En 1468 l’infant don Ferdinand du Portugal à la tête d’une armada de 50 vaisseaux, mène une expédition punitive qui aboutit au sac d’Anfa. Quarante ans plus tard, les “fustes” des corsaires d’Anfa sont de nouveau actives, suscitant une nouvelle expédition punitive en 1515.

Casa Branca, Dar El Beida. Soixante ans plus tard les portugais,déjà bien implanté à Mazagan ( El Jadida ), investissent Anfa et la reconstruisent en la fortifiant sous le nom de Casa Branca. Anfa apparaît, jusqu’au milieu du XVIII, comme un avant poste militaire protégeant la route de Mazagan, harcelée par les incursions des tribus voisines. Les Portugais l’abandonnent après le tremblement de terre de 1755. Vers 1770, le sultan Sidi Mohammed ben Abdalla relève les ruines et lui attribuer le nom de Dar El Beida, traduction littérale du nom portugais “ville blanche”.

Casablanca. Les principaux vestiges de la ville, en particulier la Grande Mosquée et le borj Sidi El Kairouani datent de l’époque  de Mohammed III A la fin du XVIII, les marchands espagnols obtiennent l’autorisation de s’installer. ils adoptent le nom de la ville tout en le traduisant. Dar El Beida devient alors Casablanca. Mais on est encore loin de la ville de dimension internationale : en 1830, le comptoir ne compte que 600 habitants.

La naissance du port. Le véritable essor de la cité,dont l’activité portuaire est inexistante pendant la premières décennies, remonte au milieu du XIX. l’accroissement de la demande européenne en produit céréalier et ne matière premières textiles conduit à l’installation de plusieurs négociants français à partir de 1850. Mais c’est l’Angleterre qui établit la première  une représentation consulaire ne 1857, suivie  par l’Espagne en 1861 et la France 1865. Favorisé par le développement de la navigation à vapeur, qui rend plus facile l’accès aux port en mer libre, Casablanca propose désormais des lignes régulières avec l’Europe. La population, de 8000 habitants en 1860, atteint 20000 habitants en 1907. Le port de Casablanca supplante Tanger et devient le plus important du Maroc.

L’arrivée des Français. Dès le début du siècle, la croissance du trafic rend nécessaire la création d’une infrastructure portuaire moderne. Les travaux sont confies à une entreprise français en 1906. Un ans plus tard, des incidents sur le chantier aboutissent au massacre de neuf ouvriers et au blocus du consulat de France, Ils servent de prétexte à l’intervention militaire française

Lyautey et Henri Prost. Le Résident général au Maroc (1912 – 1925 ) s’attache dès la fin de la première guerre mondiale à l’administration et à la mise en valeur du protectorat. il privilégie la croissance économique de Casablanca, qui devient le premier centre actif du Maroc. Avec l’architecte  urbaniste Henri Prost, il décide des principales options de son développement urbain. Celui-ci connaît deux temps forts correspondant aux plans d’urbanisme de 1916 et de 1946. L’essor spectaculaire dès les années trente s’est poursuivi depuis l’Indépendance.

Casablanca aujourd’hui.

Une ville jeune. Depuis ces année folles, Casablanca a grandi vite, trop vite. La bourgade de 20000 habitants du début du siècle n’a eu de cesse de se développer. Le dynamisme de la cité, l’individualisme des promoteurs et la spéculation foncière ont eu raison des principes édictés ” Mosaïque d’agglomérations qui ont leurs visages particuliers, leur atmosphère spécifique, leurs moeurs et leurs figures pittoresques”, dit Ahmed Sefrioui. L’image est juste, bien que traduisant poétiquement des contrastes qui peuvent se monter sous un jour plus cru. Ceux-ci se révèlent souvent violents entre les magasins de luxe du centre ville et les bidonvilles de banlieues interminables, entre l’homme d’affaires se frayant à grand coup de klaxon un passage au volent de sa Mercedes le mirage citadin, est venu grossir le monde des journaliers en quête d’aumône ou de  travail. Entre rigorisme et modernité, entre occidentalité et islam, Casablanca synthétise les contradictions du royaume.

Une ville dynamique. Casablanca abrite aujourd’hui près d’ un septième de la population marocaine et détient  presque toutes les activités vitales du pays. Le développement du port et celui de la ville vont de pair. réceptrice des marchandise et matière première, elle attire à elle les principaux intérêt du pays et fournit la main d’ouvre pour les exploiter. Pépinière de cadre marocains et d’homme d’affaire étrangers, la ville est le siége des grandes banques, entreprise, société et offices économique du pays, ainsi que des principales firmes multinationales. Cette attraction provoque un déséquilibre par rapport au développement du reste du pays. Le gouvernement essaie en vain de limiter sur la région Casablanca les investissements économiques qui représentaient près de 50 % des ceux effectués dans tout l’état durant les année 80. En définitive, industries alimentaires, métallurgiques, chimiques et textiles, emplois du secteur commercial et tertiaire procurent, malgré le souci d’un chômage souvent trop lourd, du travail à une population qui détient les meilleurs benifices financiers du Maroc, mais paie en contrepartie plus de 50 % des impôts prélevés sur ceux-ci.

Le Centre ville.

Agité et bruyant, le centre de Casablanca offre une remarquable unité architecturale. On s’en apercevra dès le début de cette promenade en contemplant la place des Nations Unies conçue par Joseph Marrast. Au fil des rues et des avenues, on lèvera systématiquement la tête pour apercevoir de-ci, de là, une colonne, un encorbellement, une frise. Pas vraiment d’ immeubles qui se détachent du lot, mais une succession de battisses qui  font de Casablanca l’un des ensembles Art Dèco les mieux conservés du monde.

Départ : place des Nations Unies.

Durée : 2 h à 3 h ; prévoir 30 mn en plus avec la visite de la médina.

Sur la place des Nations unies, centre administratif de Casablanca, s’élève l’ensemble architectural le plus harmonieux de la ville. il a été conçu en 1920 par l’architecte Joseph Marrast. Les volumes sont rythmés par des séries d’arcades et rehaussés par l’emploi d’une pierre blonde qui apporte une nuance colorée sur les façades blanches. Une fontaine lumineuse, sur le coté ouest, fonctionnes le week-end.

Le coté este de la place est bordé par le palais de Justice, auquel un perron donne accès. Sur la droite, le consulat de France est précède de la statue du maréchal Lyautey, par Fr. Cogné 1933. Elle se trouvait autrefois a centre de la place. Au sud se trouve la préfecture, au nord le bâtiment des Postes ( dessiné par Adrien Laforgue)

Au fond de la place des Nations Unies, la rue Abderrahman Sehraoui conduit directement au parc de la ligue Arabe.

Le parc de la ligue Arabe, aménagé en 1918, continue une agréable zone de verdure. On y verra surtout au nord les flèche de l’ancienne cathédrale du Sacré coeur qu’éclairent des claustras de béton. Construite en 1930 par Paul Tournon, elle ne sert plus aujourd’hui de lieu de culte.

Le Casablanca Art déco. un grand nombre de bâtiments de cette période se trouvent dans un périmètre compris entre l’avenue Hassan II , le boulevard El Meskini et le boulevard Mohammed V.

De l’ancienne cathédrale du Sacré coeur, traverser le parc de la ligue Arabe pour prendre sur la gauche l’avenue Moulay Youssef. De beaux bâtiments Art déco s’élèvent sur l’avenue Hassan II en bordure du parc. Poursuivre sur le boulevard Alber Reitzer, que prolonge le boulevard du 11 janvier. Parvenu au croisement avec l’avenue Lalla Yacout, on pourra prendre à droite pour tourner ensuite à gauche dans le boulevard Hassan el Seghir. A nouveau sur la gauche suivre le boulevard Mohammed V avec le marché central où se trouvent de nombreux fleuristes. On verra encore de nombreux bâtiments de cette période tout au long de ce boulevard qui regroupe, avec l’avenue de l’armée Royale, les magasins , hôtels , restaurant et cafés les plus luxueux de la ville. Juste avant d’arriver place des Nations Unies, la rue du Prince Moulay Abdallah comporte, elle aussi de nombreuses battisses Art Déco.

La place Mohammed V, à la lisière de l’ancienne médina et de la ville moderne, constitue le centre névralgique de la ville autour duquel les principales artères s’ordonnent suivant un plan radioconcentrique. Un passage souterrain coiffé d’une coupole, due à l’ architecte Zevaco, en facilité la traversée. La plupart des grand hôtels et des compagnies aériennes se trouvent dans le secteur, en particulier dans l’av des F.A.R .

Au nord , en direction du port, le boulevard Félix Houphouët boigny offre de nombreux magasins de souvenirs.

On gagne l’ancienne médina en traversant l’avenue des F.A.R. en arrière de l’ hôtel Hyatt Regency, afin de rejoindre le boulevard Tahar el Alaoui qui suit le tracé de l’ancienne muraille. Il s’agit en fait d’une artère le plus souvent étroite, très passante et bordée de nombreux petits magasins vendant toutes sorte d’articles.

L’ancienne médina est partiellement ceinte de remparts du XVI et de nouveaux, construits pour en masquer la vue aux clients du Hyatt. Elle forme un lacis de ruelles enchevêtrées qui contrastent avec le modernisme des constructions de la ville actuelle. Pour qui a déjà vu d’autre médinas, celle ci n’es pas la plus intéressante. Il faut absolument éviter de s’y promener la nuit ; le jour , il faut être prudent si l’on est seul.

On parvient ainsi à la nouvelle porte, Bâb Jédid, dite aussi Bâb Marrakech, qui s’ouvre sur une petite place ombragée et ornée de fontaines.

De là, la rue el Afia pénètre dans la médina par le quartier du Tnaker. On tournera à gauche à l’extrémité de celle ci pour s’engager dans la rue Sidi Fatah qui croise la rue du Tnaker. On peut y voir sur la droite, l’église Buenaventura, fondé par les Espagnols en 1891.

On aboutit face à un jardin public, à hauteur duquel on prend sur la droite la rue de Sour Jédid qui atteint bientôt la petite place de Sidi el Kairouani. Là se situe le santuaire de Sidi el Kairouani érigé au début du XIX en l’honneur de ce saint personnage du XIV ,originaire de Kairouan, le premier patron de la cité.

A gauche  de la place Sqala est un ancien bastion du XVIII. d’ou l’on découvre les bassins du port de plaisance et du port de pêche.

Poursuivant au delà par la rue de la marine, qui passe devant  la mosquée Ould el Hamra, puis tout droit par la rue de la Douane qui se maintient parallèle au remparts et au boulevard des Almohades, on aboutit au square de Sidi Bou Smara où se trouve la Koubba de ce marabout et un petit cimetière, à l’ombre d’un beau figuier banian qui en fait l’un des coins les plus charmants de la médina.

Traversant cette placette pour en sortir par une arcade, on débouche rue Dar el Makhzen où l’on remarque la mosquée Dar el Makhzen ou Grande Mosquée, construite par le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah.

Passant entre la mosquée Dar el Makhzen et le square de Sidi Bou Smara, on rejoint, vers l’este le boulevard Félix Houphouët boigny.

La corniche.

La mosquée Hassan II fait face à l’océan sur lequel elle a été en partie bâtie. Ce nouveau phare des croyants, chef d’oeuvre de l’art musulman, a été conçu par un architecte français et réalisé par des milliers d’artisans marocains. Après cette plongée dans le monde des mille et une nuits, on longera la corniche qui donne à la ville blanche son aspect balnéaire. En poursuivant le long de ce front de mer, on découvrira un marabout, très prisé des Marocains mais oublié des touristes. Enfin on reviendra par Anfa, le quartier chic. Quatre images très différentes de la métropole.

Départ : mosquée Hassan II.

Durée : 2 h 30 à 3 h compter 1 h au moins pour la mosquée Hassan II, puis une heure pour la corniche où on s’aretera prendre un verre, puis 30 mn pour le marabout et encore 30 mn pour revenir au centre.

Transport: en voiture ou bus n°9

L’impressionnante mosquée Hassan II , qui s’avance à la rencontre de l’ocena, est entourée d’une immense esplanade pouvant accueillir 80000 fidèles. S’etendant sur un site de 9ha, dont les deux tiers ont été pris sur la mer, elle a été conçue par l’architecte français Michel Pinseau. il aura fallu le travail de plusieurs milliers d’artisans venus de Safi, Marrakech et Fès, et près de six ans au groupe Bouygues pour l’achever. Au sommet du minaret, haut de 200m, un rayon laser indique jusqu’à 30 Km la direction de la Mecque.

De la mosquée Hassan II, suivre le boulevard Sidi Mohammed ben Abdallah, qui se prolonge par le boulevard de la corniche.

On passe d’abord devant le phare d’El hank, construit par les Français en 1905, avant de gagner Ain Diab, station balnéaire très appréciée des Casablancais, qui s’y rendent en nombre le week-end et le soir.

Parmi tous les hotels, restaurants, cafés et piscines qui se succèdent, on pourra remarquer le restaurant La Réserve, construit en 1933 par l’architecte George Renaudin. Ce bâtiment trés futuriste, construit sur de piliers de béton, s’avance sur l’océan comme une soucoupe volante.

En poursuivant le long de la plage sur environ 2 Km, on pourra apercevoir sur la droite le marabout de Sidi Abd er Rahman, petit village posé sur un rocher dans l’océan,qu’on n’atteint qu’à marée basse et en se déchaussant. Une trentaine de personne vivent sur le lieu romantique dépourvu d’électricité, d’ où l’on a une belle vue sur Casablanca et loquée Hassan II.

Depuis Ain Diab, revenir sur ses pas pour prendre à droite le boulevard du Lido.

On gagne le quartier résidentiel d’Anfa, parsemé de superbes villas entourées de jardins. C’est ici qu ‘eut lieu en 1943 la conférence de Casablanca, rencontre historique entre Churchill, Roosevelt et le général de Gaulle.

En tournant à gauche dans le boulevard Alexandre I prolongé par le boulevard d’Anfa et l’avenue des F.A.R.,on retrouve la place Mohammed V.

Vers le quartier des Habbous.

L’intérêt principal de cette promenade réside dans la médina des Habbous qui passionnera les férus d’urbanisme. Réalisée à partir de 1923 pour résorber les bidonvilles, elle fut très vite occupée par les musulmans aisée qui considérèrent comme une authentique médina. De fait, avec ses placettes, ses magasins et ses arcades, elle est beaucoup plus charmantes que l’ancienne médina.

Accès : à la hauteur de la place des Nations Unies, prendre à droite le boulevard de Paris puis sur la droite le boulevard du 11 janvier, prolongé par le boulevard Lahcen ou Ider. Suivre ensuite à gauche la rue Hadj Amar Riffi.

Durée : promenade de 10 Km environ en voiture; compter au moins 2 h en fonction des embouteillages.

Traversant un quartier résidentiel, on longe bientôt l’enceinte du palais royal de Casablanca.

De ce palais, qui jouxte le quartier des Habbous, on ne verra que des lampadaires dans le style Napoleon III et des canons sortant des remparts. Ce palais fut édifié dans les années 80.

Juste après, tourner à droite vers la place Moulay Youssef à partir de la quelle on pourra visiter à pied la nouvelle médina.

La nouvelle médina ou quartier des Habbous est un quartier musulman aux ruelles étroites réalisé à partir de 1923 afin de résorber en partie les quartiers misérables venus s’agglomérer autour de la métropole. Ce quartier fut conçue par l’architecte Edmond Brion. D’une construction soignée, agrémentée par des rues et places que bordent et chevauchent des arcades de pierre, il a pris, avec ses souks, ses boutiques d’artisans et magasins de souvenirs, le visage d’ une médina traditionnelle.

On y remarque quelques édifices intéressants, tels que le mahakma du Pacha située le long du boulevard Victor Hugo. Achevé en 1952, le bâtiment servit de tribunal musulman et de salon official au pacha de Casablanca. Sa décoration, riche de plâtres artistiquement travaillés, s’est inspirée de l’architecture maghrébine traditionnelle.

la mahkama est séparée, par la place de ma mosquée, de la mosquée Sidi Mohammed ben Youssef. on peut encore voir à proximité la mosquée Moulay Youssef, élevée au centre d’une place bordée d’arcades.

Reprendre la voiture pour continuer par le boulevard Victor Hugo et suivre au delà du parc Murdoch, à droite l’avenue du 2 mars qui aboutit au rond point de l’europe.

A gauche l’église Notre Dame de lourdes, puissante masse de béton, fut élevée entre 1953 et 1956 par l’architecte A. D’angleterre et l’ingénieur Zimmer.

Depuis Notre Dame de lourdes, le boulevard Mohammed Zektouni, à gauche, puis l’avenue Hassan II, à droite permettent de rejoindre la place des Nations Unies.

A voir encore dans la région:

Azemmour ( 83 Km) , El Jadida ( 99 Km) , Kasba de Boulemane ( 132 Km) , Mohammedia ( 28 Km)

Au départ de Casablanca.

1-De Casablanca à Meknès par Khémisset ( 257 Km par la S106, asphaltée et peu fréquentée). Variante assez pittoresque de l’axe Casablanca Rabat Meknès. Quitter Casablanca par le boulevard Ibn Tachfine et suivre la direction de Tit Mellil et Meknès.

55 Km : Ben Slimane, au centre d’une riche région agricole et à l’orée de la foret de chênes liéges des Ziaida , marché le mercredi, moussem en septembre autour du marabout de Sidi Slimane.

82 Km : après la traversée de la riante vallée de l’oued el Bagra, panorama à droite sur les montagnes du pays des Zaer.

86 Km : Sidi Bettache, village et marabout sur l’ancienne piste impériale de Rabat à Marrakech, dans le foret de chênes lièges des Ziaida.

96 à 104 Km : beau parcours à travers la vallée de l’oued Korifla.

122 Km : Rommani Important marché le mercredi, moussem en septembre.

Suivre sur 6 Km la direction de Rabat et bifurquer à droite.

159 Km : col du Kaour, à 400 m d’altitude

165 Km : Maaziz.

200 Km : Khémisset.

257 Km : Meknès.

2- De Casablanca à Marrakech par le pays Rehamna ( 234 Km par la route P7). Cet itinéraire, qui ne présente d’autre intérêt que de permettre de gagner rapidement la prestigieuse capitale du Sud, traverse les principaux centres de production de phosphates.

Quittez Casablanca par l’avenue Moulay Hassan I et le boulevard brahim Roudani en direction de l’aéroport Mohammed V.

7 Km : laisser à droite la route d’El Jadida et poursuivre vers Berrechid.

66 Km : Settat, est le centre économique de la Chaouia, plaine peu accidentée  comprise entre l’embouchure du Bou Regreg, celle de l’Oum er Rbia. On peut y voir en plein centre une kasbah fondée vers la in du XVII par Moulay Ismail. Il y faisait étape lors de ses voyages de Fès à Marrakech.

A l’entrée de la ville, route S105 pour la kasba de Boulaouane.

114,5 Km : pont sur l’Oum er Rbia qui coule ici entre des coteaux gypseux où poussent les tamaris. La route traverse ensuite la plaine des Rehamna, steppe de terres quartzeuses et schisteuses peu cultivées.

136 Km : Benguerir, au milieu d’une steppe inculte ; marché le mardi.

On traverse ensuite la plaine de la Bahira où se trouve la dépression marécageuse de Sedd el Mejnoun. Selon Léon L’Africain, c’était au XVI un vaste lac poissonneux environné d’une région boisée et giboyeuse.

197 Km : Sidi Bou Othman , Hameau près de deux koubbas, parmi de vieux jujubiers sauvages. C’est là que le colonel Mangin remporta une victoire en aout 1912, qui permit à l’armée françaises d’entrer dans Marrakech.

Au delà de Sidi Bou Othman, la route franchit les Djebilet, les “petites Montagnes ” par un col à 650 m d’altitude.

223 Km :  un pont construit vers 1170, sous le règne d’Abou Youssef Yacoub, enjambe l’oued Tensift.

224 Km : à gauche route du tour de la palmeraie de Marrakech.

234 Km : Marrakech.

Source: maroctourisme.org

Bonne année les africains!

Libye : ces morts que l’OTAN ne veut pas voir, par Sarah Halifa-Legrand

IRIB

Sept mois de bombardements aériens, 26.323 sorties, 9.658 raids de bombardement, 7.700 bombes et missiles tirés sur la Libye, et aucune victime civile ?

Le Secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, l’affirmait, encore, en novembre : “Nous avons mené cette opération, avec beaucoup de précaution, sans qu’il y ait de cas confirmés de victimes civiles”. Face à la propagande de Mouammar Kadhafi, qui l’accusait, grossièrement, d’avoir tué des centaines de civils, alors qu’elle intervenait, justement, pour les protéger, l’OTAN a fait valoir que sa guerre était “une guerre propre”. Jusqu’à ce qu’une enquête du “New York Times”, publiée, le 17 décembre, la force à admettre, du bout des lèvres, que “les informations rassemblées semblent indiquer que des civils innocents ont été tués ou blessés”. Après des semaines d’investigation, le quotidien américain dénombre “au moins, 40 et, peut-être, plus de 70 civils, tués, par l’OTAN, dont, au moins, 29 femmes et enfants”. Des victimes qui, la plupart du temps, ont perdu la vie, dans leur maison, pendant leur sommeil, comme le raconte un père de famille, qui a perdu sa femme et deux de ses enfants, dans le reportage vidéo (en anglais), qui accompagne l’article. C’est aussi le cas de M. Gharari, retraité, qui a vu périr plusieurs membres de sa famille, dans un bombardement, en juin. L’OTAN avait, alors, reconnu une bavure, avant de se rétracter. M. Gharari attend toujours qu’elle admette, une bonne fois pour toutes, avoir commis une erreur. D’autant que, depuis, la rumeur court, dans son quartier, que si l’OTAN a frappé, c’est parce que sa famille est pro-Kadhafi…

Des bavures documentées

Le bilan de ces “erreurs” pourrait être bien plus élevé, estime le “New York Times”, ses journalistes n’ayant pu se rendre, sur tous les sites bombardés. Ils en ont étudié plus de 25, à Tripoli, Surman, Mizdah, Zlitan, Ga’a, Majer, Ajdabiya, Misrata, Surt, Brega et Sabratha et près de Benghazi. Dans un dossier interactif, 13 dommages collatéraux sont détaillés : un bureau de poste, un hôpital, des maisons, une colonne de chars des forces libyennes, dont les insurgés s’étaient emparés… Des documents précieux, pour essayer de comprendre ce qui a pu se passer.

Refus d’enquêter

A partir des éléments qui ont été recueillis, le quotidien avance des hypothèses. Ces erreurs meurtrières sont-elles dues à une bombe défectueuse ? A des renseignements défaillants ou datés ? A des militaires peu expérimentés ? Ou parce qu’il est arrivé que des cibles soient frappées, à deux reprises, dans un court intervalle, faisant, ainsi, des victimes, parmi les civils, venus secourir les blessés de la première frappe ? Autant de questions sans réponses. Car, en dépit de ces bavures documentées, l’Alliance atlantique n’entend pas, pour autant, battre sa coulpe : elle renvoie la responsabilité d’ouvrir une enquête aux nouvelles autorités libyennes, qui doivent leur survie, en grande partie, aux frappes de l’OTAN…

Impunité

Une investigation, sur les erreurs d’aujourd’hui, aurait, pourtant, permis d’éviter de les reproduire demain. “L’OTAN se comporte, en Libye, comme elle a agi, au début, en Afghanistan”, déplore le “New York Times”. Ce n’est qu’après s’être mis la population à dos, pour avoir refusé de reconnaître, voire, ignoré des bavures, à répétition, que l’Alliance s’était, enfin, décidée à ouvrir des enquêtes et revoir ses pratiques, pour limiter les dégâts, sur les civils. N’a-t-elle, donc, pas tiré les leçons de l’Afghanistan ? Pour Fred Abrahams, de l’ONG “Human Rights Watch”, “l’atmosphère d’impunité” qui prévaut, en Libye, semble indiquer le contraire.

Par Sarah Halifa-Legrand